jeudi 23 février 2012

Pour le Front de Gauche, c'est l'Humain d'abord.



Pour le Front de Gauche, c'est l'humain d'abord.
Pour le Maire de Pertuis, çà dépend ...

Lundi dernier (20 février), j'ai passé l'après-midi avec mes camarades du Front de Gauche du Pays d'Aigues dans le quartier de Malespine à Pertuis. Nous répondions à l'invitation d'un membre de l'association des gitans de Pertuis qui avait organisé une réunion dans sa maison pour nous expliquer les problèmes qu'ils rencontrent. 
 
A environ quatre kilomètres du centre ville, au bout d'une route complètement défoncée, dans le prolongement de la zone d'activité de la Ville, nous voici arrivés chez la famille X
Le quartier de Malespine abrite plutôt mal que bien – environ 1 500 résidents, la plupart d' « origine gitane ». Une quarantaine de maisons sont construites en « dur », le reste des habitations est constitué de caravanes et de bungalows. Dans ce quartier se trouve également l'aire d'accueil provisoire pour les gens du voyage, qu'un arrêté municipal oblige tous les résidents à quitter d'ici au 30 mars
 
La zone de la plaine de Pertuis (dont le quartier de Malespine) ayant été déclarée « inondable », le Maire poursuit en justice certains des résidents qui ne veulent pas partir. Mais il sélectionne ses victimes : ceux qui ne sont pas « gitans » ne sont pas inquiétés !
Notons au passage que l'électricité est fournie pour certains grâce à des « compteurs de chantier » et que le prix du kwheure est le double de celui fourni par un compteur normal !

En plus, le Maire de Pertuis a décidé de renforcer la digue pour mettre la zone à l'abri des risques d'inondation : il a en projet de construire un quartier résidentiel et y implanter notamment un centre de formation privé
Les plus anciennes familles sont là depuis plus de 40 ans.
Elles paient des taxes foncières. La famille qui nous accueille nous a montré son avis de taxe foncière pour l'année 2011, qui s'élève à 2 860 euros !
Environ 150 enfants sont scolarisés en primaire ou dans le secondaire mais le Maire refuse de mettre en place un ramassage scolaire. Bel encouragement pour l'intégration !
Alors que demandent ces personnes qui vivent dans des conditions indignes ?
Elles demandent :
  1. que toutes les personnes habitant dans des constructions en « dur » puissent rester.
  2. que toutes les familles qui vivent en bungalow ou caravanes et qui en ont fait la demande (environ 40) soient relogées dans le parc de logements sociaux. Mais, alors qu'ils entrent dans le processus de la loi DALO (Droit au Logement Opposable) aucune proposition n'a été faite aux demandeurs. C'est le cas par exemple d'une famille monoparentale de 4 enfants qui attend une proposition depuis plus de 8 ans.
  3. qu'une véritable aire d'accueil pour les gens du voyage soit construite. Ceci est obligatoire pour toutes les communes de plus de 5 000 habitants mais, par un subterfuge, la ville de Pertuis a transféré la compétence à la communauté de communes. Et chacune des communes de se « renvoyer la balle » et de ne rien faire.
Obliger des gens à vivre dans des conditions aussi indignes est scandaleux, Mais le Maire de Pertuis a formulé sa position de la façon suivante « 0 arrangement ! ». Ceci assorti de propos racistes pour lesquels il vient d'être condamné.
Le Front de Gauche quant à lui sera toujours aux côtés des habitants du quartier de Malespine. L'humain d'abord, c'est notre mot d'ordre.
Nous avons décidé de nous revoir prochainement.

vendredi 10 février 2012

Pour comprendre à quelle sauce ils veulent nous manger.


L’infernale mécanique du Mécanisme européen de stabilité.
(par David Bourdier)



Jean-Luc Mélenchon nous dit, à nous autres citoyens, lors du meeting de Montpellier mercredi 8 février 2012 : "Renseignez-vous sur le Mécanisme Européen de Stabilité, c'est votre devoir." Je suis citoyen, je fais mon devoir :
Le mécanisme est destiné à "assurer la stabilité financière de la zone euro". Y participent tous les pays de la zone euro, qui contribuent à son capital. L'idée est de permettre aux pays, solidaires, de se prêter les uns aux autres. Déjà, on se demande comment, puisqu'ils sont tous endettés, l'Allemagne la première. La Dette prête à la Dette... Mais passons.
Plus loin : Toute assistance financière sera subordonnée à une stricte conditonnalité...Bigre... on ne rigole pas. Mais bon, c'est le jeu... on emprunte, il faut être rigoureux... Soudain, tout commence à s'éclairer: Le MES coopérera très étroitement avec le Fonds Monétaire International... Voilà donc ce que c'est que le MES: le FMI au sein de l'Europe. La conditionnalité dont sont assortis les prêts octroyés par le MES figure dans un programme d'ajustement macroéconomique défini dans le protocole d'accord. Gulp. Et puis les choses se gâtent...
Le MES peut prendre la décision d'intervenir sur le marché secondaire. Qu'est-ce que cela veut dire? Cela veut dire faire rentrer des partenaires privés. Des prêteurs. Qui bénéficieront du système deux fois, sous la forme d'intérêts, mais surtout qui bénéficieront des garanties données par les Etats emprunteurs, dont l'engagement de respecter les programmes d'ajustement macroéconomiques mentionnés plus haut.
Or, comme tous les pays sont endettés, on commence à se demander si le mécanisme n'est pas une construction répondant à une mission apparente, la stabilité, mais qui ne serait rien autre que l'habillage d'un mécanisme destiné à permettre à des prêteurs privés de prendre le contrôle de pays débiteurs souverains.
Un pays qui emprunte abandonne sa souveraineté au MES, lequel, ensuite, se donne le droit de la mettre sur le marché secondaire pour la donner à des acteurs privés.
Comment un mécanisme peut-il être moins démocratique, faisant abandonner aux pays leur souveraineté, et pour la donner à qui? aux marchés...
Les inventeurs de la démocratie moderne ont-ils jamais envisagé que la souveraineté du peuple puisse se négocier sur le marché secondaire de la souveraineté?
Et finalement, on rentre dans l'innommable : Le MES bénéficie de l'immunité et de l'inviolabilité. Belle prose pour parler d'impunité. Si malversation il devait y avoir, nous ne sommes pas près de le savoir... les documents sont inviolables... le mécanisme bénéficie de l'immunité... Ce qui, inévitablement, nous
donne à penser que le mécanisme est déjà une gigantesque malversation à lui tout seul... La bonne nouvelle, c'est qu'il est encore possible de l'arrêter. La mauvaise, c'est que la Finance semble bénéficier d'intelligences secrètes au sein des gouvernements... Mais chuut!... il ne faut pas le dire..

jeudi 9 février 2012

En Grèce aujourd'hui, en France demain?

Chronique d'un désastre annoncé

(par Panagiotis Grigoriu)


En Grèce, depuis l’arrivée de la Troïka nous devenons tous une… atmosphère. Dans des conditions de  laboratoire et sous pression. Par modélisation exemplaire et accélération des particules, élémentaires si l’on préfère. Et ces particules c’est bien nous. L’accélérateur quant à lui, relève de la mécanique du dernier méta-capitalisme bancocrate. Cela a bien fonctionné à un tel point que maintenant nous pouvons sans peur nous regarder dans le miroir du futur pour nous apercevoir que nous sommes déjà des mutants.
A commencer par notre régime politique, cette pseudo-democratie, mollement parlementaire et durement affairiste, devenue désormais une quasi-dictature après trois putschs réussis. Le premier, en 2009, s’est déroulé lors des élections, alors encore « libres ». Le PASOK (P.S. grec) arrive au pouvoir devançant de dix points la droite. Georges Papandréou, ami de Geοrges Soros, grand cosmopolite (l’expression est de lui-même) et apparemment plus à l’aise dans la syntaxe de son pays natal, les États-Unis, que dans la grammaire balkanisée du grec moderne, habille alors sa piètre rhétorique comme il le peut. Et les grands médias lui orchestrent convenablement l’image. Sa campagne est déjà un Case Study mais je parie qu’il y en a d’autres en Europe en ce moment en passe de devenir aussi cas d’école. « Le citoyen d’abord », « rupture avec les pesanteurs du passé », « gouvernance électronique », « allons-y, tous ensemble », « finissons-en avec la dictature des marchés », « prenons des mesures pour réconforter les citoyens les plus fragiles, surtout ceux qui ont emprunté de l’argent et doivent faire face à la crise », « faisons de la Grèce, le Danemark du Sud », « de l’argent il y en a », « nous sommes prêts pour la croissance verte, les nouvelles technologies et l’écologie», « augmenter les impôts, la TVA par exemple, est un crime contre les plus faibles et conduirait l’économie tout droit à la récession ». Voilà le synopsis de la rhétorique de ce premier coup d’État.
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Italie : nouvelles manifestations contre l'austérité.

(Vu sur Global Voices)

La multitude de mouvements de protestation qui ont suivi la mise en oeuvre des programmes d'austérité dans de nombreux pays européens en proie à la crise des dettes souveraines aurait dû nous apprendre que lorsqu'une économie nationale est laissée à la merci des taux d'intérêt et des marchés financiers, tôt ou tard la population finit par donner libre cours à son mécontentement. Et surtout dans un pays comme l'Italie, déjà mise à rude épreuve par des années de gabegie publique, et où la désinformation vient s'ajouter aux déficits budgétaire et démocratique.
Depuis mi-janvier, l'Italie est balayée par une vague de manifestations, qui s'est ouverte en Sicile avec la mobilisation des agriculteurs, camionneurs et pêcheurs, souvent de petits entrepreneurs, rejoints ensuite par l'ensemble des Siciliens, salariés, étudiants et chômeurs. Le mouvement est dénommé Forza d'Urto [en italien] (”force de choc”), mieux connu comme “le mouvement des fourches”.


A partir du 6 janvier, les barrages des chauffeurs de poids lourds ont immobilisé les routes et autoroutes de l'île durant six jours avec au moins 26 barrages, interrompant la circulation des marchandises et mettant le commerce à l'arrêt, avec de longues files d'attente aux stations d'essence et des rayons vides dans les supermarchés.
Puis le mouvement a essaimé dans d'autres régions [en italien], avec des grèves et barrages dans toute l'Italie. A Rome, lors d'une manifestation de pêcheurs devant la Chambre des Députés, trois manifestants auraient été blessés, dans une mobilisation massive contre le programme d'austérité du premier ministre Mario Monti et son cabinet, pour déplorer notamment la hausse brutale du prix de l'essence. Pendant les premiers jours de la contestation, les médias italiens sont pourtant restés largement silencieux, sauf quelques journaux locaux, comme le souligne Marco Cedolin sur son blog Il Corrosivo [en italien]
(...) 
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mercredi 8 février 2012

Troïka contre Grèce : le match vers la catastrophe.

(par Olivier Berruyer)

J'ai honte...

Oui, j'ai HONTE ce matin...
Comme l'a très bien dit avec concision Paul Jorion :
En ce moment-même à Athènes, les membres de la « Troïka », représentants de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international, tentent d'imposer à la Grèce, une baisse du salaire minimum de 750 € à 550 € .
Ces gens prétendent parler en notre nom. Comment leur faire comprendre que ce n'est pas le cas ? Loin de là. Très loin de là. 

 

Troïka Versus Grèce : le match vers la catastrophe

Okeanos vient de réaliser sur son blog (que je vous recommande) une synthèse des demandes de la Troïka.
Les nouvelles mesures font bondir. Les négociations en cours entre la Troïka et le gouvernement grec sont tendues, difficiles. La population, elle, va devoir se serrer la ceinture, encore une fois. Une catastrophe risque d'en chasser une autre.

 

Retour sur les chiffres et les mesures de l'accord.

To Vima cite un rapport du bureau de la comptabilité générale de l'État qui précise que les mesures visent à réduire le budget de l'Etat de 2,3 milliards d'euros, de la façon suivante :
  1. 1,07 milliards en moins pour les dépenses de médicaments (une hérésie !!!);
  2. 300 millions en moins pour la défense (un moindre mal -une bonne nouvelle- mais pas à la hauteur des possibilités de réduction du budget de la défense) ;
  3. 400 millions en moins dans les dépenses publiques (je suis assez curieux de savoir ce qu'ils entendent par dépenses publiques);
  4. 200 millions en moins dans les dépenses des institutions étatiques ;
  5. 50 millions en moins dans le paiment des heures supplémentaires des médecins publics (pour info, une infirmière a eut le bonheur de recevoir 2.80€ de salaire pour le mois de janvier, oui : 2.80€, à peine un café à Athènes);
  6. 250 millions de moins dans les frais généraux des ministères (quid du salaire des hommes politiques et des aides -publiques- des partis politiques ?!?) ;
  7. 40 millions de moins pour les familles nombreuses (autant réduire encore les aides octroyées aux plus faibles...);
Voilà pour les premiers chiffres. Ils ne concernent que des coupes dans le budget.
lire la suite sur le blog d'Olivier Berruyer. 

dimanche 5 février 2012

L'humain d'abord : se loger correctement.


Difficile dans notre département de Vaucluse de se loger correctement. Ce n'est pas moi qui le dis mais le journal « La Provence » que l'on ne peut pas soupçonner de sympathie particulière pour le Front de Gauche.
Il manque 15 000 logements en Vaucluse et on en construit péniblement 2 000 à 2 500 chaque année.
C'est le département qui compte le plus de logements « indignes » de la région avec 12% de l'ensemble du parc privé.
9 000 demandes de logements sociaux sont en souffrance.
2 200 logements sont attribués ou réattribués chaque année.
Les opérateurs HLM ne jouent pas leur rôle :
  • Mistral Habitat laisse se dégrader de façon scandaleuse son patrimoine . On a pu le constater lors de la manifestation au Pou du Plan à Carpentras récemment. Et gère de façon catastrophique les logements vacants qui ne sont pas attribués.
  • Vaucluse Logement a été racheté par la société VILOGIA, groupe rattaché à Auchan. Leur objectif est de loger en priorité des salariés (70% des attributions) et de laisser la Préfecture loger les autres 30% dans le cadre du dispositif DALO. Dès cette année une priorité a été donnée à la construction au détriment du budget d'entretien qui baisse de façon sensible.
Bravo à nos députés UMP de Vaucluse qui, là encore, à travers leur aveuglement face à la politique de Monsieur Sarkozy ont participé activement à cette situation catastrophique.