Chronique d'un désastre annoncé
(par Panagiotis Grigoriu)
En Grèce, depuis l’arrivée de la Troïka nous
devenons tous une… atmosphère. Dans des conditions de laboratoire
et sous pression. Par modélisation exemplaire et accélération des
particules, élémentaires si l’on préfère. Et ces particules
c’est bien nous. L’accélérateur quant à lui, relève de la
mécanique du dernier méta-capitalisme bancocrate. Cela a bien
fonctionné à un tel point que maintenant nous pouvons sans peur
nous regarder dans le miroir du futur pour nous apercevoir que nous
sommes déjà des mutants.
A commencer par notre régime politique, cette pseudo-democratie,
mollement parlementaire et durement affairiste, devenue désormais
une quasi-dictature après trois putschs réussis. Le premier, en
2009, s’est déroulé lors des élections, alors encore « libres
». Le PASOK (P.S. grec) arrive au pouvoir devançant de dix points
la droite. Georges Papandréou, ami de Geοrges Soros, grand
cosmopolite (l’expression est de lui-même) et apparemment plus à
l’aise dans la syntaxe de son pays natal, les États-Unis, que dans
la grammaire balkanisée du grec moderne, habille alors sa piètre
rhétorique comme il le peut. Et les grands médias lui orchestrent
convenablement l’image. Sa campagne est déjà un Case Study
mais je parie qu’il y en a d’autres en Europe en ce moment en
passe de devenir aussi cas d’école. « Le citoyen d’abord », «
rupture avec les pesanteurs du passé », « gouvernance électronique
», « allons-y, tous ensemble », « finissons-en avec la dictature
des marchés », « prenons des mesures pour réconforter les
citoyens les plus fragiles, surtout ceux qui ont emprunté de
l’argent et doivent faire face à la crise », « faisons de la
Grèce, le Danemark du Sud », « de l’argent il y en a », « nous
sommes prêts pour la croissance verte, les nouvelles technologies et
l’écologie», « augmenter les impôts, la TVA par exemple, est un
crime contre les plus faibles et conduirait l’économie tout droit
à la récession ». Voilà le synopsis de la rhétorique de ce
premier coup d’État.
Lire la suite ICI

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire