(par Olivier Berruyer)
J'ai honte...
Oui, j'ai HONTE ce matin...
Comme l'a très bien dit avec concision
Paul Jorion
:
En ce moment-même à Athènes, les membres de la « Troïka »,
représentants de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne
et du Fonds monétaire international, tentent d'imposer à la Grèce, une
baisse du salaire minimum de
750 € à 550 €
.
Ces gens prétendent parler en notre nom. Comment leur faire comprendre que ce n'est pas le cas ? Loin de là. Très loin de là.
Troïka Versus Grèce : le match vers la catastrophe
Okeanos vient de réaliser sur son blog (que je vous recommande) une synthèse des demandes de la Troïka.
Les nouvelles mesures font bondir. Les négociations en cours entre la
Troïka et le gouvernement grec sont tendues, difficiles. La
population, elle, va devoir se serrer la ceinture, encore une fois. Une
catastrophe risque d'en chasser une autre.Retour sur les chiffres et les mesures de l'accord.
To Vima cite un rapport du bureau de la comptabilité générale de l'État qui précise que les mesures visent à réduire le budget de l'Etat de 2,3 milliards d'euros, de la façon suivante :- 1,07 milliards en moins pour les dépenses de médicaments (une hérésie !!!);
- 300 millions en moins pour la défense (un moindre mal -une bonne nouvelle- mais pas à la hauteur des possibilités de réduction du budget de la défense) ;
- 400 millions en moins dans les dépenses publiques (je suis assez curieux de savoir ce qu'ils entendent par dépenses publiques);
- 200 millions en moins dans les dépenses des institutions étatiques ;
- 50 millions en moins dans le paiment des heures supplémentaires des médecins publics (pour info, une infirmière a eut le bonheur de recevoir 2.80€ de salaire pour le mois de janvier, oui : 2.80€, à peine un café à Athènes);
- 250 millions de moins dans les frais généraux des ministères (quid du salaire des hommes politiques et des aides -publiques- des partis politiques ?!?) ;
- 40 millions de moins pour les familles nombreuses (autant réduire encore les aides octroyées aux plus faibles...);
lire la suite sur le blog d'Olivier Berruyer.

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